Jeudi 3 juillet 2008
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Suite à nos interventions dans Châlons avec Guy et Flora, les TREEFIZ ont décidé de poursuivre ces rencontres avec les
châlonnais et les châlonnaises. Ode, Marion et Dana ont donc profité de la fête de la musique pour partager du temps avec les gens. De 16h à 19h, Marion a chanté des chansons, Dana a fait des
marionnettes et Ode dessiné les portraits des passants et des clients. Nous avons rencontré Gaël, en photo ci-dessous, qui a passé toute l'après-midi avec nous, mais aussi des jeunes
mariés, une grand-mère volubile, une famille enthousiaste, des copains du CNAC venus siroter un verre pour l'occasion...
Par CNAC2021
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Lundi 16 juin 2008
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Sur les collines dorés à l'odeur de jasmin, il y a des oiseaux qui chantent et des oiseaux qui courent.
Pakiska embrasse les ailes de la coccinelles pour recouvrir sa collines de poussiére d'or.
Sur la colline il y a des lévres qui s'étirent et se sourient, il y a des yeux qui brulent d'amour.
Il y a un sac, un joli sac.
C'est un passant qui à oublié le sac, et sous ses pas il y a les traces noires de son passage...
Tout le monde aimaient croire qu'elle existait cette île, dorée d'amour, au milieu de l'océan. Car tout le monde nourrissaient l'espoir de voir exister un endrois meilleur que leur terre
noire...
Mais l'île dorée est devennue sombre, sombre des pas du passant...
inconnu
Par CNAC2021
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Samedi 14 juin 2008
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Par CNAC2021
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Samedi 14 juin 2008
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Il y a un bel échange, plus à l’aise, un beau moment.
Il y a plein de réactions. Il y a le retour de Marie-Madeleine, qui pense que c’est moins bien qu’hier. Il y a Joris qui défonce le plafond.
Il y a les animatrices, les éducateurs.
Il y a des petites acrobaties. Il y a Miloud qui fait du beatbox, et puis qui se goinfre de gâteaux.
Il y a des câlins, ils nous prennent par la main. Il y a Sabrina qui n’a pas pu rentrer. Il y a Flore qui est restée sous la couette sauf quand Vasil à joué du saxo.
Jérôme qui essaie de chiper la basse.
Il y a Stessie toujours tout juste en équilibre.
Il y a des gens qui voient et sentent et d’autres moins.
Il y a les ages qui surprennent.
Il y a Parfait qui a voltigé, qui ne voulait pas lâcher les mains de Fanny.
Il y a, comme toujours, le rire d’Audrey.
Il y a les couleurs et les rayures.
Il y a tout le monde qui veut qu’on revienne.
Il y a de plus en plus de richesse, un contact de plus en plus facile. Il y a de plus en plus de facilité et de plaisir.
Il y a les animatrices qui ne savent pas comment nous parler de certaines maladies. Il y a une psychotique. Il y a les animatrices qui parlent du handicap.
Il y a le vouvoiement, pour les plus âgés. Le respect.
Il y a le puit de lumière étroit dans lequel Matthieu et Joris jouent.
Il y a Guy qui raconte des conneries, Guy le pitre.
Il y a des réactions aux téléphones de Vasil. Il y a des cris de joie.
Il y a un bel espace dans un arc de cercle.
Il y a des fausses notes, des fausses fins en queue de poisson.
Il y a la rumba, un grand succès.
Il y a des petits chorus.
Il y avait un enfant, en partant, qui chantait encore la rumba.
Par CNAC2021
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Samedi 14 juin 2008
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Par CNAC2021
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A l’UPI, il y a un chouette endroit, des enfants qu’on va chercher dans leur classe.
Entre 12 et 14 ans. Il y en a un qui rentre en SEGPA, qui travaille bien.
Il y a ceux qui vont faire espace vert, équitation, plaquiste, cuisinier. Il y a ceux qui font du cheval.
Il y a le terrain de foot. Il y a le directeur qui arrive et qui pose des questions.
Il y a un lieu désaffecté derrière la cour, comme une cathédrale en métal. Un paysage hors Châlons. Il y a un vrai collège. La vie scolaire. Il y a Mohammed qui se souvient du collège.
Il y a la belle victoire de Birta au concours d’équilibres.
Il y a de la timidité. Impressionnés. Il y a plein de niveaux, un mélange, un écart entre eux. Il y a des horaires légers, et puis des stages en
entreprises. Il y a la cuisine, qui est bien, on peut manger ce qu’on fait, dit Coline.
Il y a deux jeunes enseignantes, motivées et souriantes.
Il y a le relationnel avec les enfants, s’adapter et apprendre à connaître.
Il y a la question, est-ce qu’il faut lire des livres pour faire du cirque. Est-ce qu’on apprend ça dans les livres ?
Il y a Bernard.
Il y a Rémi qui a fait du cercle.
Il y a déjà l’habitude. Moins de découverte que les autres jours mais s’adapter encore.
Garder le prototype du thème.
Il y a des parcours différents. Il y a des envies de métiers.
Par CNAC2021
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Samedi 14 juin 2008
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Par CNAC2021
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A la maison de retraite, le Foyer d’automne de la rue Bichat, il y a.
Il y a une lourde grille, Marie-Josephe, qui a les mains qui ne marchent plus. Il y a le facteur.
Il y a une pianiste qui ne peut plus jouer, une danseuse qui ne danse plus, une coiffeuse et une chanteuse. Il y a trois paires d’yeux bleus.
Il y a une dame qui aime mieux communiquer avec les gens de notre âge que du sien.
Il y a trois personnes qui dorment. Il y a la télé allumée. Il y a un long silence.
Il y a Denise qui parle.
Il y a Huguette qui se fait belle. Depuis quatre ans au foyer parce qu’elle ne peut plus marcher. Il y a Jeanne qui a 96 ans. Qui aime le chignon de Maud. Qui dit, elle est assise par terre
celle-la, elle cassera pas la chaise.
Il y a Rosetta l’italienne qui nous dit qu’il faut aller là où on peut manger. Qu’elle est arrivée en France pour ça.
Il y a Denise qui s’est marié a vingt ans pour le meilleur et pour le pire avec le chef des PTT.
Huguette avait un restaurant, un homme est passé prendre un café et ils se sont mariés.
Il y a beaucoup de femme. Elles disent : on est plus résistantes.
Il y a Jeanne qui était vendeuse dans un grand magasin et qui chantait.
Il y a le regard et la voix de Madeleine, ravie.
Il y a une Polonaise qui n’y est jamais retournée.
Il y a une dame qui connaît les autres et qui dit, je vois bien qu’ils sont très contents.
Il y a Geneviève et Geneviève qui partagent leur chambre et plein d’autre choses. Qui se protègent.
Il y a plein de copines.
Il y a Les Amants de Saint Jean et A la Bastille. Il y a Jeanne qui a chanté au clair de la lune. Il y a Thibault qui travaillait à la centrale téléphonique et aussi pour les groupes électrogène
à Montmartre et ça le fait sourire. Il y a madame bisou qui nous a tous embrassé, qui parle portugais. Il y a Delphine qui prend plein de photos. Il y a Huguette qui aime les barbes, qui
aurait dragué les gars si elle avait été plus jeune. Elle aurait sorti son baratin.
Il y a une dame qui compte les choses. Il y a Geneviève qui écrase les pieds de Thibault avec son fauteuil.
Il y a une aide soignante qui met une serviette à une dame et qui lui fait un bisou.
Il y en a une qui ne sait pas si elle veut manger des endives ou de la soupe.
Il y a des regards qui parlent plus que les bouches.
Il y a Thibault si sensible.
Il y a les parents de Jeanne qui ont perdu deux enfants en 1914.
Il y a des fleurs géantes, un coquelicot sur le menton de Sarah.
Il y a un projet de construction pour une nouvelle maison de retraite. Il n’y a pas assez de place.
Il y a le triste nom de foyer d’automne.
Il y a des affiches sur la canicule.
Il y a les marionnettes de Dana. Encore kidnappées.
Il y a un accueil, le directeur.
Il y a Huguette qui corrige Denise et qui dit, celle là elle veut toujours savoir pourquoi.
Il y a une dame qui dit faut être grand pour faire ça.
Il y a trois dames qui connaissent le cnac et qui sont contente que ça existe toujours. Elle y viendront en promenade. Il y a une dame qui lit le journal et se tient au courant des spectacles du
cnac.
Il y a une aide soignante de Sarry et qui va souvent à la ferme.
Il y a des questions sur d’où on vient. On dit Slovénie et ils disent ah! l'Italie!.
Il y a des fauteuil énormes. Plein de fauteuils différents.
Il y a un monsieur qui ne veut pas s’asseoir.
Il y a deux service. Il y a les horaires des repas. Il y a plein de médicaments.
Il y a beaucoup de fenêtres et un jardin. Geneviève qui regarde le jardin, Geneviève qui la rejoint.
Il y a de l’attention, de l’affection.
Il y a une dame qui a perdu sa jeunesse. Il y a une dame qui compte bien être centenaire.
Il y a plein de prénoms. Il y a Liselotte.
Il y a Huguette qui aime les chansons paillardes et Madeleine qui n’a rien contre la musique moderne.
Il y a quelqu’un qui est content que le piano serve enfin.
Il y a une dame qui adore l’accordéon et le musette. Qui veut entendre « les jolies filles ».
Il y a la java bleue.
Par CNAC2021
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Samedi 14 juin 2008
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Par CNAC2021
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Jeudi 12 juin 2008
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C'était écrit dessiné peint
je l'ai lu sur le mur de l'atelier cuisine
je l'ai vu je l'ai vu j'ai pu le voir
vite fait en passant
en passant j'ai lu ce qui était écrit là
entre trois dessins et quatre ronds de couleurs:
et tout le monde chavire
le monde chavire
le monde
mon monde
c'est vrai qu'il y a eu les gouttes de pluie et toutes les fausses notes en accord avec les rires c'est vrai que ça aurait pu être pire le naufrage la pagaille la panique la faille on aurait pu
plonger nous aussi d'ailleurs
on le peut toujours
ce n'est pas fini
vite fait en vivant
vite dit en chantant
pas si vite que ça
pas si vivant que ça
finalement
on a pris le temps
le jardin glissait sous nos pieds
et le monde chavirait
réellement
en vrai j'ai mis mes yeux dans ses yeux. Plongée.
Marion
Par CNAC2021
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